Le gang des retrousser-ses-manches

À MW JOHN R. HEISNER N° 442, UN HÉRITAGE DE SERVICE PERDURE.

Par Tony Pierucci

L'ancien grand maître John Heisner décrivait souvent la franc-maçonnerie comme une quête permanente de développement personnel et d'engagement pour le bien commun. Avocat, enseignant et ancien combattant de l'armée américaine, Heisner voyait en la franc-maçonnerie non pas une simple fraternité, mais un mode de vie intègre et porteur de sens. Aujourd'hui, cet esprit perdure au sein de la loge qui porte son nom.

Il n'est donc pas surprenant que pour les membres du Très Vénérable John R. Heisner n° 442, le service aux autres soit au cœur de l'expérience maçonnique. Aujourd'hui, cela se traduit par un ambitieux programme d'actions caritatives, comprenant des bourses d'études universitaires, le soutien à la ligue locale de baseball pour enfants et des contributions aux ordres maçonniques de jeunesse de San Diego. Cet engagement se manifeste également par l'implication des membres de la loge, notamment auprès de Father Joe's Villages, un refuge pour sans-abri et une association locale d'aide aux sans-abri. Sur place, les membres de la loge ont organisé des collectes de fonds, encadré des jeunes et apporté leur aide là où c'était nécessaire. Pour le vénérable maître de la loge, Alexander Vergrugghen, c'est exactement ce que Heisner aurait souhaité.

Il le savait bien : Verbrugghen était membre de la loge Amity n° 42, tout comme Heisner. En 2023, lors de la fusion d’Amity en Unity n° 642, les membres des deux groupes ont baptisé leur nouvelle loge en mémoire de Heisner, qui en fut le grand maître de 2016 à 2017 et qui s’est éteint en juin 2022. Heisner, explique Verbrugghen, était convaincu qu’« ensemble, nous pouvons créer un changement durable et un impact positif ».

Après leur réunion, les membres se partagent un dîner buffet.

C’est précisément l’objectif de la loge. Verbrugghen explique que le groupe organise volontairement un large éventail d’événements caritatifs afin que ses membres, malgré leurs emplois du temps chargés, puissent les intégrer à leur planning, qu’il s’agisse de petits-déjeuners de collecte de fonds ou de permanences à la soupe populaire locale. « Le but est de faire du bénévolat une option, et non une obligation », précise-t-il.

Dans cette mission, le groupe perpétue l'héritage de son fondateur. C'est un hommage approprié : une loge définie par l'action, guidée par des principes et unie par la conviction que son impact le plus important se manifeste non pas en son sein, mais au-delà.

Ci-dessus : Maître de la loge
Alexandre Verbrugghen
avec Dennis Caoile au lodge.

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